la vie au marais
Vous allez me dire que je n'écris pas souvent d' articles, ces temps ci, et vous aurez raison.
Mais il faut bien dire, à ma décharge que le climat ne m'aide pas beaucoup.
Pour résumer:
Les mois d'avril et de mai ont été pourris de chez pourri. Donc je n'avais rien à raconter, il ne se passait rien d'interressant au marais (à part des algues qui poussent partout, nous obligeant à nettoyer, renettoyer...).
Puis, fin mai, les choses se sont mises à bouger, et on s'est pris un "quartier de beau temps" qui nous a obligés à faire en trois semaines le boulot qu'on fait d'habitude en un mois et demi!
Autant vous dire que j'avais autre chose à faire que de m'amuser avec mon ordi.
Bref, début juillet le sel est arrivé, mais par la petite porte, puisqu'on utilisait toujours l'eau prise au mois de mai, pas beaucoup plus salée que celle que vous buvez tous les midis.
Et dès le 3 juillet, alors que tous les oeillets n'ont pas encore montré de sel, patatra!
20 mm de pluie, qui nous arrêtent jusqu'au milieu de la semaine prochaine, si le temps se maintient.
Mais voyons le bon côté des choses, ça me laisse le temps de faire un article , voire deux d'ici la reprise.
Et le premier, à base de photos prises au mois de juin , va vous raconter une tragédie, comme il s'en passe tous les jours dans la nature.
Mais laissez moi vous présenter l'héroïne de cette malheureuse histoire:
Eh oui, il s'agit de l'avocette, si élégante.
Celle ci avait pondu près de mes oeillets.
Et quand une avocette a pondu, son principal boulot, pendant que le conjoint est parti vaquer à ses occupations, c'est de garder son nid.
Et pour cause, puisque le nid de l'avocette, contrairement à celui de l'aigle, est assez facile d'accès:
L'avocette, donc passe son temps comme tout oiseau digne de ce nom à couver ses oeufs, mais à la différence de ses collègues qui nichent dans les arbres,
celle-ci sait que sa progéniture n'est protègée que par le camouflage.
Pour preuve, sur la photo d'en dessous, essayer de trouver le nid (il est visible mais vous allez voir qu'il faut chercher un moment):
Je ne vous dis pas où il est, ce serait trop facile!
Notons ici que malheureusement, un tel camouflage ne met pas les oeufs à l'abri des paludiers qui marchent en regardant en l'air.
Méa culpa, j'ai moi même malencontreusement écrasé des oeufs sans les voir.
Mais revenons en à notre amie, qui voit sa descendance menacée par le moindre fouineur qui va passer par là.
Elle n'a que deux choix pour assurer une protection aux oeufs:
Soit elle attaque l'intrus qui va passer par là,
soit elle lui détourne l'attention, l'entrainant un peu plus loin si possible.
La première solution est en général réservée aux autres oiseaux pilleurs de nids (buses, corbeaux, ibis et compagnie). Ceci nous offre d'ailleurs souvent des tableaux de batailles
aériennes dignes du baron rouge!
Par contre, les attaques en piqué étant inefficaces sur les animaux terrestres, mieux vaut la diversion.
Et pour qu'on la voie bien, je peux vous dire que l'avocette se donne du mal, et offre en général un ballet assez amusant:
Elle déploie ses ailes, parfois même qu'une seule histoire de faire croire qu'elle est blessée, et s'en va trainant la patte pour quon la suive.
Et si on ne la suit pas suffisemment bien, elle revient vous chercher:
Parfois même elle s'essaie au vol d'intimidation, mais là mes talents de photographe ne sont pas à la hauteur, et je n'ai pu prendre que l'aterrissage,
mal cadré de surcroit!
Voilà donc comment cette si gentille avocette s'est amusée avec moi pendant plusieurs jours.
Mais un beau matin, plus personne pour m'accueillir en piaillant dans la saline (euh oui, il faut bien le dire, autant les avocettes sont jolies, autant leurs
"pouic-pouic" sont insupportables à la longue) d'ailleurs si un jour on vous parle du calme des marais salants, croyez bien que c'est quelqu'un
qui n'est jamais venu au printemps!
bref, je m'approche du nid, et stupéfaction!!
Désert!
L'avocette n'avait pas tout prévu, la nuit, ses danses éffreinées ne sont d'aucune utilité.
J'avais bien un doute sur l'identité du coupable, et une rapide inspection des alentours a confiimé ma théorie:
Maître Goupil n'est pas étranger à l'affaire, en voici la preuve:
Et voilà comment se termine cette triste histoire, une tragédie comme il s'en passe tous les jours dans le monde...
Mais il faut bien dire, à ma décharge que le climat ne m'aide pas beaucoup.
Pour résumer:
Les mois d'avril et de mai ont été pourris de chez pourri. Donc je n'avais rien à raconter, il ne se passait rien d'interressant au marais (à part des algues qui poussent partout, nous obligeant à nettoyer, renettoyer...).
Puis, fin mai, les choses se sont mises à bouger, et on s'est pris un "quartier de beau temps" qui nous a obligés à faire en trois semaines le boulot qu'on fait d'habitude en un mois et demi!
Autant vous dire que j'avais autre chose à faire que de m'amuser avec mon ordi.
Bref, début juillet le sel est arrivé, mais par la petite porte, puisqu'on utilisait toujours l'eau prise au mois de mai, pas beaucoup plus salée que celle que vous buvez tous les midis.
Et dès le 3 juillet, alors que tous les oeillets n'ont pas encore montré de sel, patatra!
20 mm de pluie, qui nous arrêtent jusqu'au milieu de la semaine prochaine, si le temps se maintient.
Mais voyons le bon côté des choses, ça me laisse le temps de faire un article , voire deux d'ici la reprise.
Et le premier, à base de photos prises au mois de juin , va vous raconter une tragédie, comme il s'en passe tous les jours dans la nature.
Mais laissez moi vous présenter l'héroïne de cette malheureuse histoire:
Eh oui, il s'agit de l'avocette, si élégante.
Celle ci avait pondu près de mes oeillets.
Et quand une avocette a pondu, son principal boulot, pendant que le conjoint est parti vaquer à ses occupations, c'est de garder son nid.
Et pour cause, puisque le nid de l'avocette, contrairement à celui de l'aigle, est assez facile d'accès:
L'avocette, donc passe son temps comme tout oiseau digne de ce nom à couver ses oeufs, mais à la différence de ses collègues qui nichent dans les arbres,
celle-ci sait que sa progéniture n'est protègée que par le camouflage.
Pour preuve, sur la photo d'en dessous, essayer de trouver le nid (il est visible mais vous allez voir qu'il faut chercher un moment):
Je ne vous dis pas où il est, ce serait trop facile!
Notons ici que malheureusement, un tel camouflage ne met pas les oeufs à l'abri des paludiers qui marchent en regardant en l'air.
Méa culpa, j'ai moi même malencontreusement écrasé des oeufs sans les voir.
Mais revenons en à notre amie, qui voit sa descendance menacée par le moindre fouineur qui va passer par là.
Elle n'a que deux choix pour assurer une protection aux oeufs:
Soit elle attaque l'intrus qui va passer par là,
soit elle lui détourne l'attention, l'entrainant un peu plus loin si possible.
La première solution est en général réservée aux autres oiseaux pilleurs de nids (buses, corbeaux, ibis et compagnie). Ceci nous offre d'ailleurs souvent des tableaux de batailles
aériennes dignes du baron rouge!
Par contre, les attaques en piqué étant inefficaces sur les animaux terrestres, mieux vaut la diversion.
Et pour qu'on la voie bien, je peux vous dire que l'avocette se donne du mal, et offre en général un ballet assez amusant:
Elle déploie ses ailes, parfois même qu'une seule histoire de faire croire qu'elle est blessée, et s'en va trainant la patte pour quon la suive.
Et si on ne la suit pas suffisemment bien, elle revient vous chercher:
Parfois même elle s'essaie au vol d'intimidation, mais là mes talents de photographe ne sont pas à la hauteur, et je n'ai pu prendre que l'aterrissage,
mal cadré de surcroit!
Voilà donc comment cette si gentille avocette s'est amusée avec moi pendant plusieurs jours.
Mais un beau matin, plus personne pour m'accueillir en piaillant dans la saline (euh oui, il faut bien le dire, autant les avocettes sont jolies, autant leurs
"pouic-pouic" sont insupportables à la longue) d'ailleurs si un jour on vous parle du calme des marais salants, croyez bien que c'est quelqu'un
qui n'est jamais venu au printemps!
bref, je m'approche du nid, et stupéfaction!!
Désert!
L'avocette n'avait pas tout prévu, la nuit, ses danses éffreinées ne sont d'aucune utilité.
J'avais bien un doute sur l'identité du coupable, et une rapide inspection des alentours a confiimé ma théorie:
Maître Goupil n'est pas étranger à l'affaire, en voici la preuve:
Et voilà comment se termine cette triste histoire, une tragédie comme il s'en passe tous les jours dans le monde...
Sam 5 jui 2008
2 commentaires
Bravo pour votre blog, bien qu'étant de la presqu'ile je ne connais pas tout sur le marais. Contente de vous avoir découvert par hasard et merci pour tout ce que vous faites - les photos sont superbes - continuez -
Jeanne - le 21/06/2009 à 15h33
C'est vrai que les "danses" des avocettes sont marrantes, les sternes préfèrent l'attaque, elles...