La vie d'une exploitation au pays du sel de Guérande
VOUS CHERCHEZ UN SEL DE GUERANDE OU UNE FLEUR DE SEL DE GUERANDE DE QUALITE?
JE ME FERAI UN PLAISIR DE VOUS EN FOURNIR !
POUR TOUS RENSEIGNEMENTS CONCERNANT LES TARIFS
ET LES CONDITIONS DE VENTE:
Lionel CHARTEAU
2 rue de Bellevue
44350 SAINT MOLF
Tel: 06 75 43 06 31
liocharteau@cegetel.net
Il y en a qui devaient se demander si l'auteur de ce blog n'était pas mort!
Eh oui, ça va faire deux mois que je n'ai pas mis un article, vous vous demandez surement pourquoi.
Non, je n'ai pas décidé d'arrêter, mais tout simplement, au marais, il ne se passe rien!
Dans les dictons du marais, j'ai parlé de celui qui disait "orage de mer, quarante jours".
Ben voilà, c'est illustré cette année.
On en a pris un le premier mai, et ça a fonctionné. Quarante jours de temps détraqué, ce qui nous a amené jusqu'au dix juin. (on a ramassé 10 cm d'eau douce juste sur le mois de mai)
Jusque là, rien de bien étonnant, c'est déjà arrivé, et ça arrivera encore, on peut le supposer.
Par contre, là où ça se complique, c'est que quatre jours plus tard, on en a repris un autre, qui venait lui aussi de la mer.
Conclusion: on peut compter sur encore quarante jours de temps pourri. Et là encore pour l'instant le dicton fonctionne à plein. On peut donc supposer qu'on ne reverra du vrai beau temps qu'à partir du 20 juillet environ.
Et là, c'est déjà moins courant. Les oeillets, qui devraient être prêts à faire du sel, se retrouvent avec 6 cm d'eau douce, au lieu de 5 mm de saumure.
Autant vous dire que si vous venez à Guérande, vous n'êtes pas prets de voir du sel!
(pour ceux qui ont regardé le jt de 20h samedi dernier, vous devez être au courant)
Rassurez vous, ici on n'est pas en train de pleurnicher sur notre sort, il y a du stock!
Car malgré tout on sort d'une série de bonnes années, et comme notre produit se conserve facilement, le secret de la longévité au marais c'est de constituer un stock de sécurité, en prévision des mauvaises années.
Alors ici on s'occupe comme on peut, on arrache de la salicorne, on roule des tas de terre (à la brouette) pour mettre les salines propres, ce qu'on n'a pas le temps de faire lors des grosses saisons.
Le seul bémol qu'on peut trouver à ça, c'est qu'en fait on est plus fatigué à travailler trois heures par jour pendant des étés comme celui là, qu'à faire des journées de quinze heures quand il y a du sel!!
Bon courage !
Maïwenn
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