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evenements

Mardi 2 janvier 2007 2 02 /01 /Jan /2007 22:36

Et voilà, une année s'achève, une autre commence.

Comme ça, pour ceux qui le souhaitent, je vais pouvoir essayer de vous faire vivre la vie des marais salants sur une année civile complète.

En attendant, mes oeillets et moi, on vous souhaite une

BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2007

Par Lionel - Publié dans : evenements
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Samedi 16 décembre 2006 6 16 /12 /Déc /2006 15:05

ça y est, on a enfin réussi à faire ce dernier chantier de chaussage de l'année, celui que j'attendais pour faire quelques photos.

Pas de bol, il faisait gris, et en plus je n'avais plus de piles dans l'appareil photo. Il  faudra donc vous contenter des quelques photos que j'ai pu prendre avant qu'il ne rende l'âme.

Mais tout d'abord, que je vous explique pourquoi on chausse les marais.

Le fond de nos oeillets est composé d'argile grise, et relativement molle. Ceci présente une série d'avantages non négligeable, comme entre autres le gout unique de notre sel, ainsi que sa couleur typique, lègerement grise.L'autre avantage, c'est aussi que cette terre est très maléable, autant que de la pâte à modeler.

Par contre, revers de la médaille, comme l'argile est molle, tout l'oeillet s'use progressivement au fur et à mesure qu'on l'exploite:

Les ponts et les ladures diminuent en hauteur et en largeur, et surtout, le fond des oeillets se déforme, et ceci pose un problème lors de la récolte. En effet, normalement l'oeillet est un peu plus haut au milieu que sur les bords, ce qui permet de récolter du beau sel en poussant cette eau vers le milieu, et de récolter plus facilement la fleur de sel, qui se forme dans les coins des oeillets, et qu'on ne peut plus récolter si ces coins sont à sec.

Ainsi, après 30 ans d'utilisation, un oeillet est généralement bon à rechausser. Evidemment, selon la dureté de l'argile, et la façon dont il est entretenu, il peut attendre plus longtemps.

On verra plus tard, à partir du mois d'avril comment on reforme les ponts. En ce qui concerne le fond de l'oeillet, vous pouvez tout de suite voir les articles du mois de mai sur les travaux d'équipe, où on "tourne les marais".

Mais avant de faire tout ça, on doit d'abord recharger les oeillets avec de la terre neuve, pour avoir de la matière au printemps. 

Autre détail, on essaie toujours de faire çà normalement au mois d'octobre ou novembre, ce qui permet à la terre de "se marier" avec celle du fond de l'oeillet. Elle est ainsi plus homogène au printemps.

Voici donc comment on procède:

On creuse des trous de chaque côté de la lotie d'oeillets, (qu'on appelle jauges, auges ou tangères) pour récupèrer de la bonne argile.

On charge de cette terre de petits bateaux, qu'on appelle chalands, qu'on va tirer pour amener la terre à l'autre bout du marais. (Notez qu'on dit souvent marais au lieu de dire oeillet):

Comme le chantier se déroule en équipes d'entre aide, chacun a son propre boulot. Il y a ceux qui chargent et trimballent les challands, comme ci-dessus, et ceux qui "émigaillent", c'est à dire qui répartissent la terre dans le fond de l'oeillet.

Les rôles se répartissent par ancienneté, car c'est beaucoup plus fatiguant de tirer le chaland que d'émigailler. Ce dernier travail est donc généralement réservé aux plus anciens.

Ci-dessus, Luc et Norbert en train d'émigailler. Non pas qu'ils soient réellement vieux , mais comme les vrais vieux sont partis en retraite, c'est leur tour!

Vous vous imaginez peut être à voir ces photos que la terre est mise au hasard dans l'oeillet, mais ce n'est pas vrai du tout.

Pour chausser, on choisit un niveau d'eau (je vous passe les détails, il faut bien qu'on garde nos petits secrets!), et on répartit la terre parmi l'eau, en laissant des passages entre les mottes:

http://hebergement-images.voiloo.net/images/9fa7e00c1141769fcb79e953c71528e7.jpg

Ainsi, même si ça vous paraît anarchique, si tous les gars de l'équipe émigaillent de la même façon, on se retrouve avec le même niveau partout à la fin du chantier.

Il n'y aura plus ensuite qu'à noyer la saline, pour que tout ça repose pendant quelques mois, et on reparlera de tout ça au mois d'avril.

 


Par Lionel - Publié dans : evenements
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Mardi 21 novembre 2006 2 21 /11 /Nov /2006 18:09

 

Cela fait maintenant quelques jours que je n'ai pas donné de nouvelles.

Non non, les vacances n'étaient pas si longues que ça , mais le temps automnal (enfin arrivé) nous bloque pas mal au niveau des chantiers dans les marais.

Normalement, la semaine prochaine vous devriez pouvoir en savoir plus sur les travaux de chaussage des oeillets, puisque ce sera notre dernier chantier de chaussage de l'année, et celui au cours duquel je dois faire quelques photos.

Alors à bientôt.

Par Lionel - Publié dans : evenements
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Vendredi 20 octobre 2006 5 20 /10 /Oct /2006 18:52
TRAVAUX D'EQUIPE,
LE RETOUR



Eh oui, revoilà les paludiers au boulot. Et non, vous ne rêvez pas, ils sont bien tous en train de patauger en plein milieu des oeillets!
Pour ceux qui ont parcouru le blog, et qui ont peut être vu les travaux d'équipe du mois de mai, (pour les autres, allez y maintenant) ici, c'est la première étape de ce qu'on appelle le chaussage des oeillets.
Pour comprendre ça, il faut d'abord savoir que les oeillets, tout comme l'embrayage sur une voiture,c'est une pièce d'usure. Car comme on veut qu'ils soient super propres avant de faire du sel, on les nettoie à fond (voir le déchargeage et le boutage). Mais du coup, on n'enlève pas que la vase, mais aussi un peu d'argile tous les ans.
Ce qui fait qu'au bout de vingt ou trente ans, le niveau des oeillets a descendu de plusieurs centimètres. Il faut donc les recharger en argile, argile dont on se servira au printemps également pour refaire les ponts.
Et pour  que cette terre soit plus facile à travailler,on la met dans les oeillets dès le mois d'octobre ou novembre, ce qui permet qu'elle "se marie" avec le fond de l'oeillet.
Pour l'instant je n'ai qu'une photo, car le chantier a eu lieu dans mes marais, (à la Mothe) et ce jour là le paludier qui chausse n'a pas trop le temps de s'amuser. Mais bientot on chaussera chez un autre collègue, et alors j'espère rajouter quelques photos, et vous expliquer plus en détail cette opération (une des plus techniques de ce métier).
Notez au passage cette habitude chez les paludiers de se trouver au marais toujours au moment du lever du soleil.
(Avantage du mois d'octobre, il est alors 8 heures 30, et non plus 5h00 comme au mois de juillet!!)
Par Lionel - Publié dans : evenements
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Lundi 14 août 2006 1 14 /08 /Août /2006 21:48

La pluie nous a offert une pause bien méritée, mais même si on a du sommeil à récupèrer, on ne fait pas que dormir, lorsqu'il n'y a pas de production.

On a donc profité de ces quelques jours plus tranquilles pour rentrer le sel qui attendait sur les mulons.

Le roulage, c'est comme ça qu'on appelle cette opération, c'est toujours une aventure. Même si nous avons le statut d'agriculteurs, et si nous avons des tracteurs (à part ceux qui prennent les services de rouliers), nous sommes bien moins doués que nos collègues des terres pour le utiliser ces engins.

Il faut dire que nos tracteurs,  d'un âge respectable, nous servent en moyenne une semaine par an.

Autant dire qu'il faut plus de temps pour mettre le matèriel en route que pour rentrer le sel!

Mais cette fois ci, ça n'a pas trop mal marché, et en deux jours tout notre sel, à Luc et à moi (nous avons la remorque en commun et donc rentrons notre sel ensemble).

Du coup, ça vaut bien quelques photos, (prises par Jocelyne, la femme de Luc)

La première étape, le remplissage du godet:

roulage

Pour ne prendre que du sel, on laisse une couche sous le godet. Il faut donc la relever à la pelle à main, pour tout prendre quand même.

Ici, c'est Luc et son beau-frère Jean François qui s'y collent. Votre serviteur a la bonne place, au chaud!

Ensuite, facile, il n'y a qu'à vider!

vidage du sel

Notez la belle remorque, toute neuve de l'année dernière. Normalement, elle doit aller jusqu'à notre retraite.

Remarquez, ce n'est pas si évident d'être dans le tracteur sur cette saline, il faut slalomer entre les touristes qui viennent à terre de sel, et qu'on a l'impression de déranger quand on travaille!

Fin du chargement, Luc change de place. Il faut arranger la cargaison, pour en mettre plus dans la remorque:

Il n'y aura plus qu'à bâcher, et en route pour la coopérative. D'ici ce sera vite fait, elle est à quarante mètres!!!

Et c'était la dernière remorque, en tous cas avant la prochaine fois, surement en septembre pour rentrer le sel qu'on fera en aout.

Du coup, on a bien mérité un moment de réconfort:

 

Le problème en bord de route, c'est que tout le monde voit ce qu'on fait. Et comme tous les collègues de l'équipe sont passés au moment où on mangeait le gâteau, il n'y en a pas eu assez. Heureusement, il y avait quelques bouteilles en rab dans la besace!!

 

Par Lionel - Publié dans : evenements
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