CLIQUEZ ICI ! (page d'accueil)

VENTE DE SEL DE GUERANDE


 VOUS CHERCHEZ UN SEL DE GUERANDE OU UNE FLEUR DE SEL DE GUERANDE DE QUALITE?

JE ME FERAI UN PLAISIR DE VOUS EN FOURNIR !

POUR TOUS RENSEIGNEMENTS CONCERNANT LES TARIFS
ET LES CONDITIONS DE VENTE:


Lionel CHARTEAU

2 rue de Bellevue

44350 SAINT MOLF

 Tel: 06 75 43 06 31
liocharteau@cegetel.net

En Loire-Atlantique, découverte de la Presqu'île Guérandaise et du Parc Naturel régional de Brière. Informations et liens utiles, sites Internet, Hébergement, lieux touristiques, restauration, Artistes de la région. La Loire-Atlantique en Bretagne Sud pays de magie et de lumière
Mardi 24 octobre 2006 2 24 /10 /2006 11:38

Plusieurs internautes me demandent ce que font les paludiers l'hiver.

Il n'y a d'ailleurs pas que sur internet, même dans le coin, beaucoup ne savent pas ce qui se passe au marais pendant l'hiver.

J'éclairerai votre lanterne au fur et à mesure, mais voici déjà un élément de réponse:

Si vous venez la semaine prochaine à Guérande, ne vous attendez pas trop à rencontrer des paludiers, le marais sera désert.

En effet, traditionnellement, la période de la Toussaint est dans notre profession exclusivement réservée aux VACANCES!!

Les activités reprendront donc après la Toussaint, avec le curage des vasières, et la fin des chantiers de chaussage des marais.

Alors à Bientot!

Par Lionel - Publié dans : journal de bord
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Vendredi 20 octobre 2006 5 20 /10 /2006 18:52
TRAVAUX D'EQUIPE,
LE RETOUR



Eh oui, revoilà les paludiers au boulot. Et non, vous ne rêvez pas, ils sont bien tous en train de patauger en plein milieu des oeillets!
Pour ceux qui ont parcouru le blog, et qui ont peut être vu les travaux d'équipe du mois de mai, (pour les autres, allez y maintenant) ici, c'est la première étape de ce qu'on appelle le chaussage des oeillets.
Pour comprendre ça, il faut d'abord savoir que les oeillets, tout comme l'embrayage sur une voiture,c'est une pièce d'usure. Car comme on veut qu'ils soient super propres avant de faire du sel, on les nettoie à fond (voir le déchargeage et le boutage). Mais du coup, on n'enlève pas que la vase, mais aussi un peu d'argile tous les ans.
Ce qui fait qu'au bout de vingt ou trente ans, le niveau des oeillets a descendu de plusieurs centimètres. Il faut donc les recharger en argile, argile dont on se servira au printemps également pour refaire les ponts.
Et pour  que cette terre soit plus facile à travailler,on la met dans les oeillets dès le mois d'octobre ou novembre, ce qui permet qu'elle "se marie" avec le fond de l'oeillet.
Pour l'instant je n'ai qu'une photo, car le chantier a eu lieu dans mes marais, (à la Mothe) et ce jour là le paludier qui chausse n'a pas trop le temps de s'amuser. Mais bientot on chaussera chez un autre collègue, et alors j'espère rajouter quelques photos, et vous expliquer plus en détail cette opération (une des plus techniques de ce métier).
Notez au passage cette habitude chez les paludiers de se trouver au marais toujours au moment du lever du soleil.
(Avantage du mois d'octobre, il est alors 8 heures 30, et non plus 5h00 comme au mois de juillet!!)
Par Lionel - Publié dans : evenements
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Partager    
Vendredi 6 octobre 2006 5 06 /10 /2006 18:11
Coucou, me revoilou!

Après une trop longue interruption des activités de ce blog, dûes à des souciss informatiques, reprenons le fil de la vie des marais salants.
Cette fois ça y est, la saison est "morte" pour de bon.
Le sel est tout rentré, et le matèriel est à l'abri.
Avant de reprendre les activités d'hiver, dans quelques jours, j'ai le temps d'alimenter à nouveau une de mes rubriques préfèrées, celle des "bestioles".
J'ai choisi de commencer par un qui "n'est pas de chez nous":

L'IBIS SACRE

IBIS SACRE

Comme vous le voyez, il n'est pas près de remporter le premier prix de beauté chez les oiseaux.

Mais ce n'est pas tout!
Car en plus d'être moche, et ce n'est pas peu dire, il a tout pour déplaire.
Mais ne l'accablons pas trop vite, car la bêtise humaine est la première raison de sa présence chez nous.
Eh oui, vous vous en seriez douté, mais l'ibis sacré n'est pas de chez nous. Il nous vient d'Afrique  du Nord, et n'a rien à faire là, à l'origine.
C'est donc une espèce "exogène", tout comme le lapin en Australie, ou le rat aux Galapagos (j'ai vu ça à Thalassa).
La bêtise humaine n'a pas de limite, me direz vous, mais là le pire c'est que l'ibis nous a été ramené par un parc zoologique!!
Remarquez, on pourrait se dire "chouette, un oiseau de plus, pourquoi pas", mais c'est sans compter sur les dégats que fait subir cet oiseau à l'environnement.
D'abord, regardez le gambader dans les bassins:

Eh oui, avec ses grosses pattes, je ne vous dis pas les marques qu'il laisse.
Mais ce n'est pas tout.
Car une grosse bête comme ça, il faut bien que ça mange, et c'est là que ça se complique.
Car déjà qu'avec les oiseaux de chez nous qui sont protègés, on n'arrive plus à avoir d'anguilles (à noter que les braconniers de civelle n'arrangent rien), quand celui là s'y met, ça n'arrange rien.
Mais attendez, ce n'est pas tout, car cette saloperie se nourrit aussi des oeufs des autres oiseaux au printemps.
Donc comme vous le voyez, cet animal est vraiment charmant.
Mais on devrait bientot être sauvés, car l'INRA vient de faire une étude sur le sujet. (en mars 2005).
Mais bon, ils ont fait une étude pour savoir la perception que les gens ont de l'ibis sacré.
Et sur 71 personnes interrogées, on trouve 8 élus,6 naturalistes, 23 touristes, et seulement 8 paludiers et un ostréiculteur!!
Vous pensez bien que les touristes ne sont pas dérangés par la bête, les élus, je ne vous en parle pas, quant aux ornithologues, on nous dit qu'ils sont coincés, car l'éradication des oiseaux n'est pas dans leur nature!!
L'étude nous annonce aussi que la solution de l'éradication est la solution la plus couteuse, alors je vous laisse deviner quelle solution l'Etat va choisir, entre laisser faire, cequi ne coute rien et plait aux touristes, et éradiquer l'espèce, solution coûteuse, et qui finalement ne soulagera que quelques paludiers et pêcheurs.
Quand on voit que les cormorans sont encore au centre des débats entre pisciculteurs et naturalistes, on n'est pas près d'ête sauvés.
Allez, une dernière photo, pour nous rappeler qu'on n'est pas à la veille d'être débarassés:
IBIS SACRE DANS LES MARAIS SALANTS


Par Lionel - Publié dans : Les bestioles
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Partager    
Lundi 14 août 2006 1 14 /08 /2006 21:48

La pluie nous a offert une pause bien méritée, mais même si on a du sommeil à récupèrer, on ne fait pas que dormir, lorsqu'il n'y a pas de production.

On a donc profité de ces quelques jours plus tranquilles pour rentrer le sel qui attendait sur les mulons.

Le roulage, c'est comme ça qu'on appelle cette opération, c'est toujours une aventure. Même si nous avons le statut d'agriculteurs, et si nous avons des tracteurs (à part ceux qui prennent les services de rouliers), nous sommes bien moins doués que nos collègues des terres pour le utiliser ces engins.

Il faut dire que nos tracteurs,  d'un âge respectable, nous servent en moyenne une semaine par an.

Autant dire qu'il faut plus de temps pour mettre le matèriel en route que pour rentrer le sel!

Mais cette fois ci, ça n'a pas trop mal marché, et en deux jours tout notre sel, à Luc et à moi (nous avons la remorque en commun et donc rentrons notre sel ensemble).

Du coup, ça vaut bien quelques photos, (prises par Jocelyne, la femme de Luc)

La première étape, le remplissage du godet:

roulage

Pour ne prendre que du sel, on laisse une couche sous le godet. Il faut donc la relever à la pelle à main, pour tout prendre quand même.

Ici, c'est Luc et son beau-frère Jean François qui s'y collent. Votre serviteur a la bonne place, au chaud!

Ensuite, facile, il n'y a qu'à vider!

vidage du sel

Notez la belle remorque, toute neuve de l'année dernière. Normalement, elle doit aller jusqu'à notre retraite.

Remarquez, ce n'est pas si évident d'être dans le tracteur sur cette saline, il faut slalomer entre les touristes qui viennent à terre de sel, et qu'on a l'impression de déranger quand on travaille!

Fin du chargement, Luc change de place. Il faut arranger la cargaison, pour en mettre plus dans la remorque:

Il n'y aura plus qu'à bâcher, et en route pour la coopérative. D'ici ce sera vite fait, elle est à quarante mètres!!!

Et c'était la dernière remorque, en tous cas avant la prochaine fois, surement en septembre pour rentrer le sel qu'on fera en aout.

Du coup, on a bien mérité un moment de réconfort:

 

Le problème en bord de route, c'est que tout le monde voit ce qu'on fait. Et comme tous les collègues de l'équipe sont passés au moment où on mangeait le gâteau, il n'y en a pas eu assez. Heureusement, il y avait quelques bouteilles en rab dans la besace!!

 

Par Lionel - Publié dans : evenements
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Mardi 1 août 2006 2 01 /08 /2006 14:14

             Je vous le disais dans le message d'accueil, il arrive que les paludiers soient heureux de voir tomber la pluie.

Dimanche dernier, c'était le cas.

On n'y croyait plus, mais elle est arrivée au petit matin, à notre grand soulagement.

Je ne me considère pas comme un fainéant, mais depuis le 15 juin, nous avons eu une fois 24 heure de pause. C'est finalement peu, et si on aime bien faire du sel (c'est quand même ça qui nous fait vivre), ça ne fait pas de mal de s'arrêter un peu.

Pour mieux comprendre la situations, il vous faut savoir que mes horaires, comme pour tous les paludiers à temps plein, sont les suivants:

Je commence à prendre du sel à 5 heures 30, jusqu'à 10h30 environ (à cette heure là, j'ai récolté sur 40 de mes 60 oeillets, sur les salines du Bollé et du Rente).

Jusqu'à 11h30, il faut mettre la fleur de sel en sacs (de 40 kg), et la rentrer à l'abri.

De 11h30 à 12h30, je "porte" (je transporte les tas de sel de chaque oeillet jusqu'au "mulon", le tas sur le bord de la saline) les 20 oeillets de la Mothe.

Après manger, une sieste d'une heure s'impose, puis je retourne au marais à 16 h15.

après avoir règlé l'eau dans les différentes salines, je retourne à la Mothe, et commence la récolte de la fleur de sel jusqu'à 19 heures environ.

Ensuite, il faut encore 2 heures pour récolter le gros sel sur les 20 oeillets de la Mothe, ce qui me fait finir théoriquement à 21 heures lorsque tout va bien, mais comme tout va rarement bien, je finis mes journées environ à 21h30, voire 22heures parfois.

Et le lendemain, le réveil sonne à nouveau à 4 heures 30.

Et ce jusqu'à ce que le temps change, et que la récolte ne soit interrompue.

Voilà pourquoi, lorsque la pluie tombe, même si on ne peut plus récolter, on ne crache pas sur un peu de repos.

Dimanche, nous avons eu 11 mm d'eau, ce qui représente à peu près trois jours d'arrêt, mais il a plu encore ce matin, et ils annoncent encore un peu d'eau pour demain.

Donc avec un peu de chance, nous allons avoir une petite semaine d'interruption.

Il va falloir se mettre maintenant à arracher la salicorne dans les salines, et rentrer le sel qui est fait,

ce dont je vous parlerai bientôt, photos à l'appui.

Par Lionel - Publié dans : evenements
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés