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Lionel CHARTEAU

2 rue de Bellevue

44350 SAINT MOLF

 Tel: 06 75 43 06 31
liocharteau@cegetel.net

En Loire-Atlantique, découverte de la Presqu'île Guérandaise et du Parc Naturel régional de Brière. Informations et liens utiles, sites Internet, Hébergement, lieux touristiques, restauration, Artistes de la région. La Loire-Atlantique en Bretagne Sud pays de magie et de lumière
Lundi 20 août 2007 1 20 /08 /2007 08:53

ça y est, j'ai retrouvé mon appareil photo!

Ceci dit, ça ne sert pas à grand chose, vu qu'il n'y a pas grand chose à voir dans les marais salants.

Eh oui, les jours de pluie se succèdent, alternant avec les jours de grisaille. Bref, il n'y a pas beaucoup d'eau dans les marais, il ne faudrait pas grand chose pour que ça reparte, à part un peu de soleil.

Mais du soleil, on n'en a pas! Il pleut encore aujourd'hui!

En attendant des jours meilleurs, ça me laisse le temps de répondre à Jean Pierre Coffe, suite à son émission sur le sel sur France Inter au mois de juillet.

Répondre est un bien grand mot, en fait, je ne me sens pas de taille à "répondre" à une pointure des médias comme Mr Coffe. Tout au plus, j'ai juste envie de donner mon sentiment de producteur.

Tout d'abord, l'écoute régulière de son émission me fait me poser une question de base:

Que s'est il passé entre Jean Pierre Coffe et le sel de Guérande??

Evidemment, je n'en sais rien. Tout ce que je sais, c'est qu'à priori, Mr Coffe ne nous porte pas bien haut dans son estime. Pour preuve, dans un ouvrage dont je ne me souviens plus du nom, il y a quelques années, Mr Coffe assurait que le sel de Guérande n'était qu'un pur "produit marketting".

 

Dans une autre émission de France Inter, l'année dernière, alors qu'il recevait un fumeur de saumon du pays des Abers (nord Finistère), il essayait de le convaincre qu'il n'y avait pas de différence entre le salage au Sel de Guérande et le salage au sel "Industriel".

Heureusement, le Breton n'est pas rentré dans son jeu!

Et en juillet dernier, cerise sur le gateau!

Effectivement, l'émission commence par le prix du sel. Et qu'ouï-je??

Que le prix du sel varie entre quelques centimes d'euros, (pour du sel industriel) à 17 euros du Kilo pour de la fleur de sel.

Jusque là, rien d'étonnant, tout le monde sait que la fleur de sel coûte plus cher que le sel de base (sinon, je peux vous assurer qu'à Guérande on ne s'embeterait sûrement pas à la cueuillir, vu comment c'est compliqué par rapport au gros sel!!)

Mais la suite est édifiante: je cite:"la fleur de sel coute jusqu'à 17 euros du kilo, pour le même pouvoir salant".

Et que dire à ça?

Eh bien tout d'abord que c'est vrai, si on met la fleur de sel dans la soupe!!!!

Mais à qui viendrait une idée pareille?

Moi, je ne répondrai rien à ça. Je vous demanderai juste de faire vous même une expérience:

 

Prenez une tomate (cerise, ou grappe) du jardin (qu'elle ait du goût, tant qu'à faire).

coupez la en deux.

Sur la première moitié, salez avec du sel industriel, tel qu'on en trouve dans le sud de la France (facile à reconnaitre, il y a un cétacé sur l'étiquette).

Salez avec la même quantité, mais de fleur de sel de Guérande cette fois, la deuxième moitié de la tomate.

Goûtez les deux moitiés de tomate, mais sans attendre que la fleur de sel ne fonde (le secret pour la fleur de sel, c'est qu'elle ne doit pas fondre, on doit trouver les cristaux dans la bouche).

ensuite allumez votre ordinateur, et envoyez un commentaire sur ce blog pour faire part de vos impressions.

Vous pouvez également envoyer une copie de vos impressions à Mr Coffe, qui manifestement n'a jamais pris le temps de faire cet essai!!

Si jamais vous n'avez pas de tomate  chez vous:

Voici une autre expérience tout aussi parlante.

Prenez une (petite)  pincée de fleur de sel, et goûtez la telle quelle.

Beaucoup de gens hésitent à faire ça, et si vous ne l'avez jamais fait, vous serez surpris vous aussi de voir qu'on peut "manger du sel" seul.

Maintenant, buvez un coup, et retentez l'experience avec le sel industriel.

Voilà, j'ai réussi à répondre à Jean Pierre Coffe sans m'énerver !!!

Je suis content de moi.

Juste un mot pour finir:

Après lecture de ce blog, ai-je besoin de vous demander si vous croyez que nous sommes à Guérande des "ingénieurs marketting", ou des producteurs artisanaux, qui aimons à la fois notre métier, nos marais, et le sel que nous produisons?

Et à Jean Pierre Coffe:

Venez donc un peu vous promener dans les marais salants, vous qui (d'après votre site) aimez rencontrer des petits producteurs.

Je vous ferai visiter moi même les marais si vous voulez, c'est dire si j'ai le pardon facile !!

 

 

 

Par Lionel - Publié dans : LA CUISINE AU SEL DE GUERANDE
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Jeudi 9 août 2007 4 09 /08 /2007 07:00

Je reprends la plume après m'être rendu compte que j'avais encore oublié de faire des photos du déchargeage des marais . Je vous en parlerai donc l'année prochaine.

Et je vous aurais bien mis quelques photos du démarrage de la saison, mais j'ai égaré mon appareil. Dès que je le retrouve, je mitraille et vous serez les premiers à en bénéficier.

Quant à la saison, donc, c'est du jamais vu, de mémoire de paludier. J'ai fait ma première "prise" de sel le 5 aout, c'est à dire 6 jours plus tard qu'en 1998, année déjà hyper tardive.

Et encore, première prise n'est pas le bon mot, j'aurais du dire "j'ai marqué", mais il      faut alors que je vous explique:

Le paludier lambda, il n'aime pas être dans les derniers à démarrer la récolte. Quand il a de bons marais, et qu'il est bon lui même, il aime d'ailleurs faire du sel le premier. C'est pas de la frime, c'est juste que c'est pour entendre les autres dire "ouah! "  et rire dans sa moustache.

Donc, dès qu'il y a suffisemment de sel dans l'oeillet pour en mettre sur la ladure (le rond entre deux oeillets) on s'empresse généralement de le faire. Mais on ne remonte que 5 kg de sel souvent, au lieu de 50 kg pour une prise normale. On dit alors qu'on a juste "marqué " le marais.

Bon autant vous le dire, je n'ai pas marqué le premier, loin s'en faut (sur Kervalet, et Saillé, ils ont eu moins de pluie, c'est pour ça qu'ils ont démarré avant nous!!), mais pas le dernier non plus, donc tout va bien au moins pour ça.

Blague à part, quand une saison s'annonce courte comme celle ci (vu qu'il ne reste à l'heure où je vous parle plus que 22 jours dans le mois d'aout), plus on démarre tôt, plus on a de chances de sauver la saison.

Je reviens demain pour vous parler de fleur de sel, parce que j'ai entendu l'autre jour Jean Pierre Koffe à la radio, ça m'a hérissé le poil!

 

Par Lionel - Publié dans : journal de bord
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Lundi 23 juillet 2007 1 23 /07 /2007 22:35
oeillet tourné

A cause du climat détraqué de cette année, nous l'avons déjà dit, la saison a pris du retard.
Mais autre chose a pris du retard également, ce sont les chantiers de printemps, qu'on réalise habituellement en mai, et qui se sont terminés cette année mi juillet.
Et ce n'est pas le plus grave.
 Car, bien pire que de ne pas faire de sel,  nous n'avions jusqu'alors pas encore réussi à "tourner les marais" et surtout à remettre notre désormais célèbre trophée des

 "OREILLES D'OR DE MICKEY-COIN",

que tout le monde attendait maintenant depuis plus d'un an.
Pour ceux qui ne suivent pas ce blog depuis le mois de mai 2006, vous devrez chercher dans les articles précédents, quelques explications nécessaires à la compréhension de cette histoire.
Néanmoins, rappelons les regles de ce tournoi, tout aussi annuel que légendaire (depuis l'année dernière).
Je profite de l'occasion pour saluer tous mes collègues paludiers des autres équipes qui lisent ce blog!
Récapitulons: je ne vais pas rappeler ce qu'est  le tournage des oeillets, mais juste rappeler que le niveau d'eau choisi par le paludier conditionne la quantité de terre qui va soit manquer, soit y avoir en trop.
Et même si on dit toujours qu'il vaut mieux avoir trop de terre qu'en manquer, dans tous les cas c'est galère pour l'équipe.
Le vaiqueur du trophée est donc celui qui réalise le plus mauvais niveau d'eau. Il est à noter que quelques bonus peuvent s'ajouter à l'obtention des oreilles, tels que:

- une brouette dégonflée, ou à la roue grippée,
- une pompe qui ne démarre pas,
- pas de brouette sur le chantier
- pas de pompe,
- ni l'un ni l'autre, (ce qui assure les oreilles, même si les niveaux sont bons!!)
- un casse croute brulé... (avec un coefficient lègèrement moindre)
Cette année, nous avons réalisé 6 chantiers de chaussage dans l'équipe. Nous avions donc 6 "nomminés" pour  prétendre recevoir les fameuses oreilles.
Ces nomminés étaient:

Jean-Luc (lauréat 2005),
Laurent (qui aurait été maintes fois vaiqueur, si les oreilles avaient exité plus tôt...)
Gabriel (petit jeune très prometteur)
Lionel (votre serviteur)
Stéphane (la saline en elle même aurait mérité les oreilles, mais on ne juge pas la saline!)
Roger (grand favori avec Laurent).

Le jury s'est donc réuni lors du dernier casse croute de la saison, à l'issue du chantier chez Roger.
A l'issue des délibérations, il est apparu que même si Gabriel avait pris un sérieux avantage avec un déficit en eau de près de 5 milimètres, doublé d'un entêtement de breton à ne pas vouloir en remettre,
Roger l'a rattrapé sur le poteau lors du dernier chantier de l'année: Cette fois ci, près de 4 milimètres d'eau en trop. Toutefois, nous l'avons décidé à repomper un peu.
Cependant, la brouette à plat a joué en sa faveur.
conclusion:
Le jury a décerné les oreilles de Mickey à Gabriel ET à Roger, avec en prime la Minnie d'encouragement:

Voyez comme ils en sont fiers!

MENTION SPECIALE DU JURY:

Je sais que ça ne saute pas aux yeux, mais Roger et Gabriel sont dans les plus jeunes installés au marais. Ils ont donc fait ce que ferait tout "débutant" qui chausse des oeillets, à savoir demander à leur ex-maître de stage de les conseiller pour les niveaux.
Du coup, il est apparu au jury que les conseillers en question méritaient largement autant qu'eux le trophée.
Voici donc les lauréats dans la catégorie "expert":
Norbert (à gauche) pour "remets de l'eau y en aura pas assez"
Et Philippe (à droite) pour "pompe encore, y aura trop d'eau":

Eux, par contre, ils font moins les malins!!

Allez, et puisqu'on illustre ici la grandeur et décadence du marais guérandais, saluons aussi un anniversaire:
en effet, Jean Paul fêtait ce jour là ses soixante ans:

Je sais, vous allez dire qu'il ne les fait pas ses soixante ans. Mais il n'est au marais que depuis 1993, avant il était banquier. C'est sans doute pour ça qu'il est si bien conservé!
Par Lionel - Publié dans : evenements
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Vendredi 6 juillet 2007 5 06 /07 /2007 10:31
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LA CUISINE AU SEL DE GUERANDE...

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Nous voilà arrivés au 6 juillet, et dans le ciel toujours rien de nouveau.

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Il pleut toujours un jour sur deux, et les marais ne sont toujours pas prets. Du coup, j'étais depuis quelques temps un peu en panne d'inspiration pour alimenter mon blog.

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Et comme quand j'ai du temps je ne rechigne pas à cuisiner un peu (je vous le dis tout de suite, je ne suis pas un "bon cuisinier", tout juste un amateur très peu éclairé!), je me dis que ça ne dénoterait pas dans mon blog de mettre quelques recettes à base de sel de Guérande ou de fleur de sel.

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J'inaugure donc aujourd'hui une nouvelle catégorie d'articles:

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 la cuisine au sel de Guérande.

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Hier, donc je me suis préparé des filets de sardines à la fleur de sel, ce qui constitue une recette absolument facile (ce que je réussis, c'est forcément facile, sinon je n'y arrive pas!), vite préparé (la veille), mais néanmoins délicieux en entrée, en apéro ou même en sandwich à emporter.

sardines a la fleur de sel

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Voici donc la recette:

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d'abord, les ingrédients:

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- des sardines pas trop grosses (j'en ai pris 6 pour l'exemple)

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-un peu de fleur de sel de guérande, (evidemment!)

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- un citron.

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Preparation des filets:

Prévoyez un rouleau de sopalin à côté de vous, c'est la partie la moins ragoûtante du boulot!

Enlever la tête et les tripes des sardines  (avec le couteau, on ne coupe que la colonne vertebrale, et ensuite il suffit de tirer dessus, toutes les tripes viennent avec).

Voilà ce que ça donne:


Ensuite, pour faire les filets, pas besoin ce couteau. Il suffit de passer son pouce dans le ventre, et en partant de la tête vers la queue, de bien appuyer sur l'arrete centrale.
La sardine s'ouvre en deux comme un livre:

Bon, maintenant, vous savez pourquoi il fallait un sopalin!!

 Il suffit maintenant de couper la queue, et de retirer l'arrete avec les doigts.

On peut alors séparer la sardine en deux filets. 

Attention, un des deux filets va garder la nageoire dorsale, qu'il faut enlever pareil en tirant dessus, ou avec un couteau, il y a une petite arrête qui vient avec.

Et voilà, vous avez vos filets:

Maintenant il suffit de les passer sous l'eau, puis de les essuyer avec un papier absorbant.

Le salage

Le plus dur est fait.

Il n'y a qu'à parsemer le fond d'un plat d'un peu de fleur de sel, poser les filets dessus, puis parsemer encore un peu de fleur de sel sur les sardines.

Si vous voulez en faire beaucoup, il suffit de faire une couche de chaque plusieurs fois.

Comme vous le voyez, il ne faut pas forcément beaucoup de fleur, ça suffit amplement à saler les sardines, qui vont maintenant "cuire" dans le frigo.

Pour cela, je les couvre, et je les laisse 24 heures au frais.

Le lendemain, ça donne ça:

L'idéal, c'est de les sortir de leur saumure, juste de les égoutter, et de les mettre dans une autre assiette.

Je les arrose alors de jus de citron, de préférence deux heures avant de les manger, comme ça elles prennent bien le goût.

Et voilà, il n'y a plus qu'à déguster, avec du pain et du beurre, et vous m'en direz des nouvelles!!

N'hésitez pas à m'envoyer des commentaires sur cette recette, qui peut sûrement être améliorée, ou modifiée (même si c'est très bon comme ça).

 


Par Lionel - Publié dans : LA CUISINE AU SEL DE GUERANDE
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Mercredi 27 juin 2007 3 27 /06 /2007 08:27

Il y en a qui devaient se demander si l'auteur de ce blog n'était pas mort!

 

Eh oui, ça va faire deux mois que je n'ai pas mis un article, vous vous demandez surement pourquoi.

Non, je n'ai pas décidé d'arrêter, mais tout simplement, au marais, il ne se passe rien!

Dans les dictons du marais, j'ai parlé de celui qui disait "orage de mer, quarante jours".

Ben voilà, c'est illustré cette année.

On en a pris un le premier mai, et ça a fonctionné. Quarante jours de temps détraqué, ce qui nous a amené jusqu'au dix juin. (on a ramassé 10 cm d'eau douce juste sur le mois de mai)

Jusque là, rien de bien étonnant, c'est déjà arrivé, et ça arrivera encore, on peut le supposer.

Par contre, là où ça se complique, c'est que quatre jours plus tard, on en a repris un autre, qui venait lui aussi de la mer.

Conclusion: on peut compter sur encore quarante jours de temps pourri. Et là encore pour l'instant le dicton fonctionne à plein. On peut donc supposer qu'on ne reverra du vrai beau temps qu'à partir du 20 juillet environ.

Et là, c'est déjà moins courant. Les oeillets, qui devraient être prêts à faire du sel, se retrouvent avec 6 cm d'eau douce, au lieu de 5 mm de saumure.

Autant vous dire que si vous venez à Guérande, vous n'êtes pas prets de voir du sel!

(pour ceux qui ont regardé le jt de 20h samedi dernier, vous devez être au courant)

Rassurez vous, ici on n'est pas en train de pleurnicher sur notre sort, il y a du stock!

Car malgré tout on sort d'une série de bonnes années, et comme notre produit se conserve facilement, le secret de la longévité au marais c'est de constituer un stock de sécurité, en prévision des mauvaises années.

Alors ici on s'occupe comme on peut, on arrache de la salicorne, on roule des tas de terre (à la brouette) pour mettre les salines propres, ce qu'on n'a pas le temps de faire lors des grosses saisons.

Le seul bémol qu'on peut trouver à ça, c'est qu'en fait on est plus fatigué à travailler trois heures par jour pendant des étés comme celui là, qu'à faire des journées de quinze heures quand il y a du sel!!

 

Par Lionel - Publié dans : journal de bord
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