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Lionel CHARTEAU

2 rue de Bellevue

44350 SAINT MOLF

 Tel: 06 75 43 06 31
liocharteau@cegetel.net

En Loire-Atlantique, découverte de la Presqu'île Guérandaise et du Parc Naturel régional de Brière. Informations et liens utiles, sites Internet, Hébergement, lieux touristiques, restauration, Artistes de la région. La Loire-Atlantique en Bretagne Sud pays de magie et de lumière
Jeudi 11 juin 2009 4 11 /06 /2009 15:31
Comme je vous l'avais dit la semaine dernière, je me suis offert une petite escapade à Saint Malo, histoire encore et toujours de défendre le Sel de Guérande.
Ce fut l'occasion de faire la connaissance en chair et en os d'Olivier Roellinger, lors d'une "rencontre sur le sel" au sein du festival "étonnants voyageurs".

sel de guerande a saint malo


Très agréable rencontre, mais après la pluie du début de semaine, les vents d'est se sont mis à souffler, et il était temps de rentrer au marais.
Les choses peuvent vite évoluer, puisque, arrivé à Guérande le samedi soir, je me mettais à décharger les marais (je vous rappelle que c'est la dernière opération avant de faire du sel , voir les articles de l'année dernière) mardi matin de la semaine dernière.
Et il était temps, car deux jours plus tard, on voyait du sel:


sel de guerande 2009

Quel plaisir de le revoir, ce sel tant attendu!
Par contre, après avoir pris un seul oeillet sur mes 59 au total, (c'est à dire rien du tout!), le temps s'est mis à changer, et depuis il a plu.
Et nous revoilà en train d'attendre que les cieux soient enfin plus cléments.
Vivement la semaine prochaine!...

En attendant, il est temps de vous donner des nouvelles de mes amies les avocettes.
Souvenez vous, l'année dernière, j'avais mis les photos sur le blog d'un beau nid. Et comme par hasard, quelques jours plus tard un
renard embarquait le tout.
Alors cette année, j'ai préfèré attendre l'éclosion. Et j'ai eu raison, car voyez ce qui gambadait dans les oeillets samedi dernier:

avocette

Voyons ça de plus près:



C'est quand même pas bien gros !!

Rassurez vous, je l'ai vite relachée, et elle est aujourd'hui en train de gambader avec ses deux soeurs (ou freres) en toute quiètude.
N'empêche, que de là à en déduire que les renards se rencardent sur internet, il n'y a quand même qu'un pas!!
Par Lionel
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Lundi 25 mai 2009 1 25 /05 /2009 00:25
Me revoilà !!

Vous l'aurez forcément constaté si vous  êtes un lecteur assidu,  La vie au marais a fait du sur place depuis le mois d'octobre dernier, et je suis prêt à parier que beaucoup imaginaient la fin de ce blog.
Eh bien loin de là, et bien au contraire, tel le Phoenix dans Harry Potter (ou de la mythologie, selon votre culture) voici que mon blog va renaitre de ses cendres.
Mais tout d'abord quelques raisons qui expliquent la pause de cet hiver:

- La saison 2008, plus que minable, qui m'a mis le moral dans les chaussettes,et ainsi coupé l'envie de parler de ce fichu métier, autant lié à la météo,

- Le manque de temps (la plus vieille excuse du monde),

- Mais surtout une refonte complète de la stratégie en ce qui concerne mon exploitation, et qui maintenant qu'elle est au point, vaut bien une série complète d'articles.

Que je m'explique:


A l'aube de ma douzième saison de sel, alors que j'étais jusque là uniquement producteur, j'ai décidé de prendre en main la commercialisation de ma production, gros sel de Guérande et fleur de sel, et d'aller les vendre moi même un peu partout où l'on aime les produits de qualité, et où on les met également en valeur.


Eh oui, quand on produit le meilleur sel du monde, on peut bien se donner la peine de le vendre soi même.
Surtout que c'est toujours un plaisir de le faire découvrir, ou  redécouvrir, et de faire en sorte qu'il lui soit fait honneur dans tous les lieux les plus prestigieux de la gastronomie, puisque telle est la mission que je me suis donnée . C'est ainsi que j'ai fait la connaissance de personnalités qui utilisent le sel de Guérande, et notamment la Fleur de Sel, mais qui surtout apprécient la démarche d'un petit producteur pour promouvoir son produit,  et sont prêts à donner un coup de main à ces derniers dans ce sens.
Je tiens d'ailleurs à saluer Eric GUERIN, chef de la Mare Aux Oiseaux, qui a récupèré à juste titre son étoile Michelin, pour tout ce qu'il met en oeuvre lorsqu'il s'agit de promouvoir ses producteurs.

Dans le même esprit,et à la très aimable invitation d' Olivier ROELLINGER,  célèbre pour avoir accroché les trois macarons Michelin dans son établissement de Cancale (malheureusement fermé depuis décembre dernier) , je vais le 30 mai prochain participer au festival "étonnants Voyageurs" à Saint Malo pour y parler du sel avec trois auteurs, Fabrice GAIGNAULT, Robert DUCLUZEAU, et Olivier ROELLINGER lui-même.
Je n'arrive même pas à croire que je puisse avoir une telle chance, j'ai même ma fiche parmi les invités du festival: allez-y,regardez !
Voici une bonne occasion pour parler de ce qui me passionne, les marais salants, le métier de paludier, mais aussi ce qui en sort, la fleur de sel et le Sel gris de Guérande.
Et voilà, vous savez tout désormais sur la nouvelle orientation de ce blog, qui va toujours vous parler des marais et de mon métier, mais aussi maintenant de la commercialisation de cet "or blanc" qui me fait vivre.
Par Lionel - Publié dans : evenements
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Jeudi 2 octobre 2008 4 02 /10 /2008 11:08
Enfin pour mourrir, encore aurait-il fallu qu'il naisse un jour !

Autant vous dire que la saison n'a pas été bonne, et c'est un euphémisme!
Mais bon, on fera mieux la prochaine fois.
En attendant, ça m'a laissé le temps de faire des projets et de préparer l'avenir.
Eh oui, il y aura bientôt du nouveau, mais il est encore un peu tôt pour en parler...

Avant de relancer une série d'articles sur les outils du paludier, en préparation, voici une jolie oeuvre (je ne connais pas l'artiste, mais son frère, rencontré d'ailleurs grâce à ce blog!!)


Notez que le paludier qui a servi de modèle devait être particulièrement beau, pour faire  une belle peinture comme ça !!
PEINTURE DE PALUDIER

Allez  vite voir le reste des oeuvres de cette artiste  sur sa  page perso

Et merci encore Alain de m'avoir envoyé ça !
En parlant d'envoi, pour les amoureux des marais salants, un commentaire a été posté su le dernier billet, et vous ne l'avez peut être pas remarqué.
Il a été écrit (vraissemblablement) par un amoureux de parapente à moteur, qui a filmé les marais vus d'en haut.
Autant vous dire que c'est relativement beau.
Mais avant de vous remettre le lien, je tiens à m'adresser plus particulièrement à tous les amoureux du parapente à moteur
(il doit je pense y avoir un autre nom pour ça):
Sachez que nous, paludiers, qui aimons particulièrement le grand air, et le calme,

 NOUS NE SUPPORTONS PAS D'ENTENDRE VOS SALOPERIES DE MACHINES
TOURNER EN ROND AU DESSUS DE NOUS COMME VOUS LE FAITES !!!!

Alors s'il vous plait, passez si vous voulez, mais évitez de descendre si bas, et tracez votre route sans nous tourner autour comme vous le faites tout l'été.
Bref, voici toutefois de bien belles images
Par Lionel
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Mardi 5 août 2008 2 05 /08 /2008 19:05

Avant de parler de cuisine, toutes mes excuses!
Comme vous me le faites pas mal remarquer ces temps ci, chers lecteurs, mon blog n'est plus très souvent mis à jour.

Mais sans vouloir trouver des excuses bidon (une de mes spécialités pourtant !) je dois bien vous avouer qu'être "paludier - bloggueur" n'est pas forcément une mince affaire, surtout en été.
En effet, soit il fait très beau, et alors je suis débordé de boulot, auquel cas je n'ai pas forcément le temps ni l'énergie pour faire des billets le soir en rentrant, (ce qui explique le si peu d'articles concernant la récolte sur mon blog, malgré l'envie qui me tenaille d'en écrire!)
Soit, comme cet été, la saison est POURRIE ,  et je pèse mes mots, et là en fait j'ai tellement pas envie d'en parler que faire un article dessus, c'est au dessus de mes forces ! ( juste un mot, 5 jours de récolte à peine avec des oeillets qui ne donnent pas de sel en deux mois, c'est quand même peu, non?)

Bref, reste la cuisine, mais le problème c'est que je ne suis pas cuisinier. Alors jetons les bases, après vous ferez mieux que moi !
Alors, pour plagier une célèbre pub, que faut-il pour faire un bon poisson?
Réponse:
Un bon poisson, et 2 kilos de sel de Guérande .
En même temps, quand tu le sais pas...

Allez, soyons sérieux:
Dans le rôle du bon poisson, prenons le roi de ceux ci: le bar .
A ce propos, si vous n'êtes pas pêcheurs ( auquel cas la question du choix ne se pose pas), ou si vous n'habitez simplement pas au bord de la mer, préfèrez si possible du bar de ligne au bar de chalut.
Ce dernier a peut-être été en effet le premier pêché par le dit chalut, auquel cas il a sûrement passé plusieurs heures coincé au fond du filet, à moitié écrasé par les autres poissons pêchés après.
Ce qui n'est pas le cas du bar de ligne, qui lui est remonté vivant dans le bateau.
Evidemment, le prix n'est pas le même, mais la qualité non plus.
Quant au bar d'élevage, dont on dit que comme les autres produits de la pisciculture il va nous éviter de vider la mer, (il faudrait pour ça arrêter de le nourrir avec d'autres poissons qui sont eux aussi pêchés de façon intensive !) je préfère  ne pas vous en parler.

Bref, prenez donc un bar, de 1 kilo 5 par exemple.
Il faut juste le vider, mais surtout pas l'écailler.

Dans un plat allant au four, et suffisemment long pour contenir le poisson, étalez le sel sur une épaisseur de 2 cm environ, puis déposez le bar dessus:

bar sur son lit de sel de guerande

 

Vous pouvez parfumer l'interieur du bar en lui mettant par exemple de l'aneth, ou des épices dans le ventre. Personnellement, j'aime bien nature.

Cette recette est d'une facilité déconcertante à réaliser, mais à une condition: le bar ne doit pas être blessé, et l'ouverture du ventre soigneusement refermée de façon à ne pas laisser le sel y entrer.

Une fois que ces précautions sont prises, il suffit avec le reste du sel de constituer une croute d'environ 2 cm également autour du poisson:

bar en croute de sel de guerande

 

Comme vous le voyez, la queue, tout comme la gueule n'ont pas besoin d'être recouverts de sel. Ceci est surtout valable pour ceux qui n'ont pas de plat assez grand, ou pour les radins, 

qui voudraient économiser le sel de Guérande !!!

Il suffit maintenant d'enfourner à four chaud, (250 degrés) pendant 40 minutes:

Si j'avais su, j'aurais nettoyé la vitre du four avant de faire la photo!

Une fois la cuisson terminée, il vous suffira de casser la croûte de sel autour du poisson, en prenant garde quand même de ne pas taper trop fort, au risque d'écraser le bar qui est dessous.

Vous verrez, c'est surprenant, il faut quand même taper fort ! 

Une fois la croute cassée, retirez la peau délicatement, et servez vous ! Vous verrez à ce moment là que c'est tellement bon qu'il n'est nul besoin de faire une sauce pour aller avec !

Mais si vous y tenez, un bon beurre blanc, ça passe bien aussi.

Par Lionel - Publié dans : LA CUISINE AU SEL DE GUERANDE
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Samedi 5 juillet 2008 6 05 /07 /2008 17:51
Vous allez me dire que je n'écris pas souvent d' articles, ces temps ci, et vous aurez raison.
Mais il faut bien dire, à ma décharge que le climat ne m'aide pas beaucoup.
Pour résumer:
Les mois d'avril et de mai ont été pourris de chez pourri. Donc je n'avais rien à raconter, il ne se passait rien d'interressant au marais (à part des algues qui poussent partout, nous obligeant à nettoyer, renettoyer...).
Puis, fin mai, les choses se sont mises à bouger, et on s'est pris un "quartier de beau temps" qui nous a obligés à faire en trois semaines le boulot qu'on fait d'habitude en un mois et demi!
Autant vous dire que j'avais autre chose à faire que de m'amuser avec mon ordi.

Bref, début juillet le sel est arrivé, mais par la petite porte, puisqu'on utilisait toujours l'eau prise au mois de mai, pas beaucoup plus salée que celle que vous buvez tous les midis.
Et dès le 3 juillet, alors que tous les oeillets n'ont pas encore montré de sel, patatra!
20 mm de pluie, qui nous arrêtent jusqu'au milieu de la semaine prochaine, si le temps se maintient.

Mais voyons le bon côté des choses, ça me laisse le temps de faire un article , voire deux d'ici la reprise.
Et le premier, à base de photos prises au mois de juin , va vous raconter une tragédie, comme il s'en passe tous les jours dans la nature.
Mais laissez moi vous présenter l'héroïne de cette malheureuse histoire:
avocette
Eh oui, il s'agit de l'avocette, si élégante.
Celle ci avait pondu près de mes oeillets.
Et quand une avocette a pondu, son principal boulot, pendant que le conjoint est parti vaquer à ses occupations, c'est de garder son nid.
Et pour cause, puisque le nid de l'avocette, contrairement à celui de l'aigle, est assez facile d'accès:
nid d'avocette
L'avocette, donc passe son temps comme tout oiseau digne de ce nom à couver ses oeufs, mais à la différence de ses collègues qui nichent dans les arbres,
celle-ci sait que sa progéniture n'est protègée que par le camouflage.
Pour preuve, sur la photo d'en dessous, essayer de trouver le nid (il est visible mais vous allez voir qu'il faut chercher un moment):

Je ne vous dis pas où il est, ce serait trop facile!
Notons ici que malheureusement, un tel camouflage ne met pas les oeufs à l'abri des paludiers qui marchent en regardant en l'air.
Méa culpa, j'ai moi même malencontreusement écrasé des oeufs sans les voir.
Mais revenons en à notre amie, qui voit sa descendance menacée par le moindre fouineur qui va passer par là.
Elle n'a que deux choix pour assurer une protection aux oeufs:
Soit elle attaque l'intrus qui va passer par là,
soit elle lui détourne l'attention, l'entrainant un peu plus loin si possible.
La première solution est en général réservée aux autres oiseaux pilleurs de nids (buses, corbeaux, ibis et compagnie). Ceci nous offre d'ailleurs souvent des tableaux de batailles
aériennes dignes du baron rouge!
Par contre, les attaques en piqué étant inefficaces sur les animaux terrestres, mieux vaut la diversion.
Et pour qu'on la voie bien, je peux vous dire que l'avocette se donne du mal, et offre en général un ballet assez amusant:

Elle déploie ses ailes, parfois même qu'une seule histoire de faire croire qu'elle est blessée, et s'en va trainant la patte pour quon la suive.
Et si on ne la suit pas suffisemment bien, elle revient vous chercher:

Parfois même elle s'essaie au vol d'intimidation, mais là mes talents de photographe ne sont pas à la hauteur, et je n'ai pu prendre que l'aterrissage,
mal cadré de surcroit!
atterrissage d'une avocette

Voilà donc comment cette si gentille avocette s'est amusée avec moi pendant plusieurs jours.
Mais un beau matin, plus personne pour m'accueillir en piaillant dans la saline (euh oui, il faut bien le dire, autant les avocettes sont jolies, autant leurs
"pouic-pouic" sont insupportables à la longue) d'ailleurs si un jour on vous parle du calme des marais salants, croyez bien que c'est quelqu'un
qui n'est jamais venu au printemps!
bref, je m'approche du nid, et stupéfaction!!


Désert!

L'avocette n'avait pas tout prévu, la nuit, ses danses éffreinées ne sont d'aucune utilité.
J'avais bien un doute sur l'identité du coupable, et une rapide inspection des alentours a confiimé ma théorie:
Maître Goupil n'est pas étranger à l'affaire, en voici la preuve:
traces de renard sur un pont

Et voilà comment se termine cette triste histoire, une tragédie comme il s'en passe tous les jours dans le monde...

Par Lionel - Publié dans : Les bestioles
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